Miss Mackenzie

Miss Mackenzie

Miss Mackenzie – Anthony Trollope – traduit de l’anglais par Laurent Bury

Miss Mackenzie a passé sa vie au chevet de son père puis d’un de ses frères, et au décès de ce dernier elle se retrouve à la tête d’une petite fortune. Ce changement de situation devrait la ravir, mais à 35 ans, elle n’a rien connu que la servitude et la vie dans l’ombre, et ne sait trop que faire de cette nouvelle liberté.

Elle n’a jamais été dans « le monde », et n’a donc suivi aucune des étapes que les jeunes filles de la bonne société parcourent pour se trouver un mari.

Elle croyait rester vieille fille toute sa vie, mais quand on a un compte en banque rondelet, les prétendants sortent du bois !

Entre son cousin veuf et père de famille nombreuse, l’associé d’un de ses frères, bel homme mais un brin tricheur, et le révérend Maguire, elle ne sait où donner de la tête.

Dans ce roman, on sent le plaisir de l’auteur à faire passer son héroïne par des épreuves qui vont lui faire découvrir le monde et lui permettre de s’affirmer.

Trollope aime son héroïne, même s’il n’est pas toujours tendre avec elle. Le regard qu’il porte  sur la société de son époque ( la place des femmes dans la société. le puritanisme et l’hypocrisie des « bien-pensants », le pouvoir de l’argent…) est très ironique et féroce.

J’ai beaucoup aimé sa façon de s’adresser directement au lecteur, de lui faire un récit détaillé de la vie de Miss Mackenzie et de se poser en chroniqueur objectif de ses aventures d’héritière. Parfois, il se permet une intrusion dans le récit et prend le lecteur à témoin ou ne peut s’empêcher de commenter lui-même les agissements de ses personnages.

Et comme il sait construire des personnages ! Et que dire de l’humour et de l’ironie qui émane de quasiment chaque page!

Je ne pensais pas en entamant ce roman victorien éclater de rire à la description de certains personnages ou certaines situations.

Ah ! La réaction de Miss Mackenzie à chaque fois qu’elle croise le « mauvais » profil du révérend Maguire ! En tant que chrétienne elle sait que l’apparence n’est rien, mais en tant que femme, elle éprouve une réelle répulsion à la vue de ce fort strabisme. C’est d’un drôle ! 

Je mets rarement de citations dans mes billets, mais là, je l’aurais volontiers fait si je n’avais pas déjà prêter mon livre. J’espère que cette dernière phrase piquera votre curiosité et vous donnera envie de vous plonger dans ce superbe roman. 

victorien-2013

Challenge victorien chez Aymeline

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4 commentaires pour Miss Mackenzie

  1. Mind The Gap dit :

    Oui ta chronique donne envie, j’ai déjà pas mal lu de romans Victoriens notamment grâce à toi mais pourquoi pas plus tard. Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur !
    Bises !

  2. Syl. dit :

    Déjà noté et souligné… Mais après « Quelle époque ! », j’ai voulu attendre un peu.
    (((J’ai acheté un pyjama. Tu aimes le pop-corn ?)))

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