Alger la noire

Alger la noireAlger la noire – Maurice Attia

Le roman débute par le retour en métropole d’un jeune policier de Bâb-el-Oued. Que va-t-il devenir à Marseille, lui qui a toujours vécu à Alger ?

Il se souvient des derniers événements tragiques qu’il a vécus.

Tout commence avec la découverte d’un double crime. Un jeune arabe et une jeune fille européenne, nus sur la plage dans une position qui n’a rien de convenable en 1962.

Le jeune homme est horriblement mutilé et sur son dos sont gravées les lettres OAS.

La plupart des collègues du commissariat a d’autres chats à fouetter que de mener cette enquête, la ville est en proie à la folie, chaque jour les bombes font de nombreux morts. Alors un de plus ou de moins, franchement ! D’autant plus qu’un jeune arabe, personne au commissariat ne va le pleurer. Certes il y a la jeune fille, de bonne famille, elle. Mais elle n’avait qu’à pas fricoter avec un arabe !

Paco Martinez n’est pas de cet avis, et avec Choukroun, un policier plus âgé, juif algérien, il va s’attacher à découvrir la vérité.

Alors qu’Alger est plongée dans une ambiance de guerre civile, et que chacun attend ou redoute l’indépendance du pays, que tout suinte la peur et la haine, les deux policiers vont remonter petit à petit l’histoire des deux jeunes gens assassinés et découvrir des secrets de famille peu ragoutants.

Dans ce roman, Maurice Attia permet de dresser le portrait une ville au pire moment de son histoire. Le contexte historique est très bien rendu et sert parfaitement la plus petite histoire.

Les deux personnages principaux sont très justes, ils sont attachés à leur pays et refusent de prendre parti, ce qui leur vaudra bien des problèmes.

L’auteur donne la parole tout à tour à Paco Martinez, à Irène, sa compagne qui a perdu une jambe dans un attentat, à la grand-mère de Paco, qui a échappé à la guerre civile en Espagne, et à Maurice Choukroun.

Ces quatre voix sont celles des petites gens, ceux qui se sentent abandonnés dans cette Histoire. Ils luttent jusqu’au bout, jusqu’à ce que plus personne ou plus rien ne les retienne. Ces quatre voix dessinent une carte de l’Algérie au temps d’Alger la noire.

Ce roman a été adapté par Attia lui-même pour le scénario et l’excellent Jacques Ferrandez pour le dessin, et est le premier volume d’une trilogie.

Alger la noire BD

Challenge Thrillers et polars 2014-2015

Challenge Thrillers et polars 2014-2015

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6 commentaires pour Alger la noire

  1. Syl. dit :

    Une ambiance noire… C’est le genre de film que j’aimerais voir. Le lire peut-être…

  2. keisha41 dit :

    Ah mais j’avis lu cet auteur aux tous débuts de mon blog (en 2008!)
    http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2008/07/pointe-rouge.html
    Il semble aussi efficace et documenté.

  3. Asphodèle dit :

    Tu me tenterais dis donc ! Tsss ! Bon, je n’aime pas trop lire sur cette époque et en ces lieux, la dernière fois que je l’ai fait, j’ai eu des soucis mais … mais…. ! Pour la BD, si c’est Jacques Ferrandez je la lirais… 😉

    • somaja1 dit :

      Dans le roman il y a quelques facilités mais j’ai bien aimé quand même. Pour éviter le bouveret, tu peux aller vers la bd. Je ne l’ai pas lue, mais franchement, avec Ferrandez on peut y aller les yeux fermés (enfin, pas trop, ce serait dommage avec le talent de dessinateur qu’il a !)

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