Cavale

Cavale - couverture FrCavale – Holly Goldberg Sloan– (I’ll be there) – traduction de l’américain de Nathalie Peronny

C’est grâce à Bladelor qui voulait faire partager ses coups de cœurs que j’ai lu Cavale.

Cavale, c’est l’histoire de deux frères, Sam et Riddle, enlevés dix ans plus tôt par leur père marginal. Ils vont de ville en ville, n’ont pas le temps de s’intégrer où que ce soit. Ils fuient dès que leur fou de père se sent en danger. Ce dernier ne s’inquiète pas d’eux, ni de leur procurer la nourriture et le confort nécessaires, ni de l’asthme de Riddle, et encore moins de leur éducation.

En marge de la société, Sam qui va sur ses dix-huit ans ne pense même pas à fuir. Il ne pense qu’à survivre, et protéger son petit frère malade.

Pourtant, tout va basculer pour les garçons le jour où Sam rencontre Emily.

Difficile de faire part de ses sentiments quand on n’a pas les mots, quand on ne se sent pas en sécurité, quand le mot « amour » n’a pas de sens parce que pas de référence.

Pourtant les deux jeunes vont se lier, la famille d’Emily va prendre les deux garçons en affection à l’insu du père.

Mais ce père n’acceptera pas d’avoir été dupé.

J’ai dévoré ce roman très touchant. Les personnages sont habilement décrits , on apprend petit à petit à les connaître et à les comprendre (même le père, enfin … un peu).

L’histoire n’est pas aussi sombre qu’elle paraît. Il y a de l’amour, de l’espoir, même un petit brin d’humour. Le suspense est très bien maîtrisé et le tout se lit avec un grand plaisir.

J’ai aimé aussi que le roman ne se termine pas en « happy end », avec un épilogue expliquant que tout se passe bien pour Sam et Riddle.

C’est peut-être le cas. Mais peut-être aussi qu’après dix ans de marginalité, ils ne réussissent pas à s’intégrer, que leur manque autant d’un point de vue éducation qu’affectif n’est pas possible à combler. Comment se construire après une telle cavale ? Au lecteur de se faire sa propre opinion.

Le titre original vient d’une chanson des Jackson five I’ll be there.

Le billet de Bladelor

Pour une fois, les couvertures américaines sont nettement meilleures que la française.

A vous de juger

Cavale - couverture Fr

I'll be there  couverture Am. 2I'll be there  couverture Am. 1

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12 commentaires pour Cavale

  1. Asphodèle dit :

    Tu me tentes tu me tentes !!! Le sujet n’est pas facile et il doit falloir beaucoup de pudeur pour ne pas sombrer dans le « pathos » comme on dit et j’aime les fins pas « happy end » ! Je note et OK pour les couvertures, la française est juste horrible ! J’aime celle avec les chaussures ! 😉
    Bises pluvieuses et tempétueuses, ma belle plante va être arrosée aujourd’hui ! 😀
    P.S. : je t’envoie des photos automne pour ton fond d’écran toujours vert ! 😆

    • somaja1 dit :

      Si mon fond d’écran est encore vert, c’est que je suis une incorrigible optimiste ! Je ne me laisse pas impressionnée par les éléments…
      Bon,en ce moment, il faut quand même s’accrocher aux branches !
      Alors pas trop ébourriffée ??? ;)bises

  2. Anne dit :

    C’est un roman jeunesse ? Qui est l’éditeur, steplé ?

  3. bladelor dit :

    J’aime beaucoup la couverture de gauche avec les personnages dans les phares de la voiture ! Ravie que tu aies aimé ce roman.

    • somaja1 dit :

      J’aime bien les deux couvertures américaines. Elles racontent chacune un aspect de l’histoire sans trop en dévoiler.
      Tu sais bien que je suis toujours à l’affût de tes coups de coeur ! 🙂

  4. Béné31 dit :

    Ça me tente drôlement !! C’est vrai que les couvertures us sont très belles

  5. Mind The Gap dit :

    Je n’aime pas trop les happy -end en général mais ils font partie d’une norme, souvent le lecteur attend cela !

  6. C’est d’après une histoire vraie? Je me souviens qu’il y a eu un cas comme celui-là en France il y a quelques années. Les gamins avaient l’air de soutenir leur père qui s’est occupé lui-même de leur éducation et instruction.

    • somaja1 dit :

      Oui, je me souviens de cette histoire aussi. Mais là je pense que c’est une pure fiction. Le père est « dérangé », il laisse complètement ses enfants à l’anbandon. Ils ne les nourrit pas, et le plus âgé n’est allé à l’école que losrqu’il était avec sa mère, c’est à dire jusqu’à l’âge de 8 ans. C’est pourquoi on peut se poser des questions sur leur réintégration dans une société « normale » et sur les carences physiques et psychologiques d’une vie comme celle-là.

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