L’Enfant cachée

l'enfant cachée couvL’Enfant cachée Loïc Dauvillier, scénariste / Marc Lizaro, dessinateur , Greg Salsedo, coloriste

 

Pas facile d’aborder la Deuxième guerre mondiale et particulièrement la Shoah pour un public jeunesse.

J’avais vu que c’était possible toutefois avec le roman  Un Jour de Morris Gleitzman, mais une BD ?

Et bien Loïc Dauvilliers et Marc Lizaro ont réussi l’exploit de faire une BD intelligente, pleine d’émotion, sans jamais éluder les sujets très difficiles tels que les rafles, les camps et l’horreur nazie.

Dans L’Enfant cachée, c’est au travers du récit d’une grand-mère, Dounia, que nous retraversons cette sombre page de l’Histoire.

Elsa c’est la petite-fille de Dounia. Une nuit elle surprend sa grand-mère pas encore endormie qui regarde de vieilles photos. La petite fille questionne la vieille dame sur la cauchemar qui l’a tenue éveillée. Elle ne croit pas si bien dire.

Dounia commence donc à lui raconter son histoire de petite fille juive pendant la guerre. Les vexations à l’école, l’étoile jaune, les insultes, la répression policière, l’arrestation de ses parents, les heures passées cachée, seule, dans une armoire en attendant qu’une voisine vienne la délivrer et la cacher chez elle. l'enfant cachée 3

Dounia devra changer de nom, et elle passera le reste de la guerre à la campagne, chez des gens accueillants, en attendant peut-être le retour de ses parents.

Rien est occulté dans cet album, ni l’horreur (une seule image m’ a presque fait sursauter en tournant une page, une image qui prend toute la page parce ce que ce qu’elle représente devait aussi prendre tout l’espace pour ceux qui voyaient les rescapés rentrer des camps), ni la bonté et le courage de ceux qui ont su prendre soin de ces enfants cachés.

Par la bouche de la grand-mère, c’est la petite Dounia qui s’exprime, une petite fille encore hantée par ce qu’elle a vécu. Elle ose raconter tout cela à sa petit-fille alors qu’elle n’a jamais pu en parler à son propre fils.

l'enfant cachée 2

C’est un album très émouvant, délicat, qui permet d’aborder ce sujet avec les plus jeunes. Un véritable réussite aussi côté graphique. Les personnages à grosse tête ronde permettent de garder malgré tout une distance bienvenue avec la lourdeur du propos qui serait impossible à tenir à des enfants trop jeunes.

Les avis de Hérisson, Lasardine, Noukette

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