Les Hauts de Hurlevent – enfin !

Petit billet à chaud, c’est très rare ici, mais je devais absolument vous parler de ce film , c’était urgent….

LHDHLes Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) – 2012 – de Andrea Arnold avec Shannon Beer et Solomon Glave (Cathy et Heathcliff jeunes) / Kaya Scodelario et James Howson (Cathy et Heathcliff adultes)

Je fulminais depuis un moment parce que je n’avais pas la possibilité de voir la dernière adaptation de ce magnifique roman d’Emily Brontë.

Un film qui ne passait que dans un nombre si faible de salles en France qu’il serait indécent de le mentionner ici…

Bref, à force de réclamer, les spectateurs ont eu gain de cause et notre sympatique cinéma Les Carmes à Orléans a réussi à avoir une copie, mais pour seulement une semaine.

Aussi, si vous êtes dans le coin, arrangez-vous comme vous voulez, réorganisez votre emploi du temps, mais courrez voir ce film !

Andrea Arnold dont j’avais adoré Fish Tank est passée à un sujet totalement différent, mais on retrouve quand même là  sa façon de s’intéresser à la dureté de la vie, à des personnages cassés, à la rudesse de l’environnement dont elle arrive malgré tout à tirer de la beauté.

Et de la beauté il y en a dans ce film ! Les paysages sont mis en valeur comme jamais, la lande devient un élément essentiel qui accompagne continuellement les sentiments des personnages.

Comme le paysage, les personnages sont sauvages, confrontés à la violence des éléments, de la vie.

Tout est sensation dans ce film et ce qu’Andrea Arnold a réussi à mon avis, c’est à mettre nos sens en éveil.

Particulièrement le toucher (les cheveux de Cathy sur le visage d’Heathcliff, la main de ce dernier sur le cheval, les corps dans la tourbe, le vent et la pluie sur les visages…). Mais aussi l’ouïe avec la quasi absence de paroles et de musique qui fait prendre conscience du bruit des pas dans la boue, de la pluie et surtout du vent. 

Pas de musique dans ce film, sauf une chanson originale composée par le groupe Mumford and sons (que j’adore et que j’ai découvert il y a peu de temps), mais après la chanson, le générique de fin se déroule sur fond de vent sur la lande… »the moors…the moors… ».

Magnifique !

Allez lire aussi le beau billet enthousiaste de l’ami Mind the Gap qui a dit tout ce quej’ai pensé de cette adaptation de loin la plus fidèle à l’atmosphère de la première partie du roman (on est bien loin du romantisme de la version – que j’aime aussi malgré tout – avec Merle Oberon et Laurence Olivier).

 

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