Sans un mot

Sans un motSans un mot Harlan Coben

Quatrième de couverture

Jusqu’à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot… C’est alors que tout bascule. Sur un rythme d’enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.

Bon, ben, je n’irai pas par quatre chemins : je n’ai pas plus aimé que le dernier lu, Peur noire. Et je dirai même encore moins.

Si dans le précédent j’étais allée au bout, parce qu’il sait quand même écrire des « page-turners » le bougre, ici j’avoue avoir sauté des pages pour arriver à la fin, tout en sachant d’avance que ça finirait bien.

Dans Peur noire, il y avait au moins quelque humour dans les dialogues, là rien que des poncifs.

Bon, je suis dure, peut-être que la déception vient du fait que j’ai lu les deux dans la même semaine, mais j’en doute…

Le point de départ n’est pas inintéressant. Un jeune disparaît et c’est là que ses parents se rendent compte qu’ils ne le connaissent pas.

Ce qui les sépare finalement ce sont les heures passées sur internet avec des copains – mais sait-on vraiment qui se trouve de l’autre côté de l’écran ? – ou sur la messagerie du portable.

Jusque-là, je crois que tous les parents d’ados se reconnaissent dans ce questionnement.

C’est donc après bien des hésitations qu’ils décident d’utiliser aussi l’informatique pour espionner leur progéniture. Combattre le mal par le mal ? Pas inintéressant, que je disais…

Alors qu’est-ce que je lui reproche à ce roman ?

Et bien même s’il y a de l’action, du rythme, je m’y suis ennuyée. Je me suis noyée dans les répétitions de réflexions sur « tout le monde est capable du pire pour sauver des êtres chers » : un malade en mémoire d’une femme aimée, des parents pour leurs enfants, des frères et soeurs entre eux, des enfants pour leurs parents… N’en jetez plus !

Tout cela m’a paru beaucoup trop démonstratif. A chaque fois qu’un personnage se mettait à « introspecter », je ne voyais plus que l’auteur et ses propres interrogations d’homme derrière tout ça. Les réflexions sur les erreurs des parents, leur obsession de vouloir être parfaits et de vouloir tout contrôler, les troubles des ados, l’intrusion des technologies dans la vie familiale, sont fort intéressantes, mais pas quand elles reviennent toutes les trois pages !

Bref, encore une fois j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de bons sentiments et que tout cela manquait de subtilité.

 Vous l’aurez compris, ce sera sans un mot de plus sur cet auteur.

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