Meurtres sur le Palatin

meutres sur le palatinMeurtres sur le Palatin – Cristina  Rodriguez

Après Les Mystères de Pompéi, voici de retour Kaeso le Prétorien.

Le héros moitié Romain, moitié Germain se retrouve maintenant gradé dans la garde impériale et chargé de la sécurité de Rome et de la famille impériale.

Il est assisté de Mustella, son fidèle compagnon d’armes, de Matticus au langage très fleuri, de Io sa compagne féline et bien sûr de son inénarrable cousine Concordia. Sans oublier bien sûr Caligula, héritier de Tibère, qui mettra à contribution ses relations et profitera de sa position pour aider son ami Kaeso.

Toute cette fine équipe est à nouveau confrontée à une série de meurtres bien étranges. La découverte de cadavres ayant tous un denier sous la langue va les conduire à enquêter dans le quartier de Subure, lieu de perdition où règnent prostitution, jeux d’argent et combats de gladiateurs pourtant interdits à cette époque.

L’enquête de Kaeso va nous faire découvrir l’envers du décor de Rome la belle, la policée, la civilisée. La corruption y règne, les plus hauts représentants de la société sont impliqués et s’y livrent à la débauche.

L’enquête que mène Kaeso est prenante et contée sans temps mort, mais je me suis encore une fois plus    attachée à la description très vivante de Rome et de ses habitants. Il est à noter que ces informations historiques ne sont jamais amenées artificiellement mais donnent continuellement corps et véracité au récit.

Mais l’atout principal de ce roman, ce sont ses personnages principaux auxquels on s’attache si rapidement    :

Matticus et son langage si vert et si imagé.

Ludius, aveugle au service de Concordia et son jeune amant Mnester, esclave prostitué.

Io, guépard se prenant pour un chien et jalouse de toute femelle humaine – sauf de Concordia, bizarre, non ? – s’approchant de son maître Kaeso.

Concordia la cousine obsédée par son beau cousin, un peu fofolle mais pas tant que cela quand il s’agit d’apporter son concours à l’enquête.

J’ai également eu plaisir à découvrir Apollonius, oracle d’Apollon, personnage si étrange dont on ne sait rien sinon que sa beauté et son charme font tourner la tête de tout Rome, et presque celle de Kaeso… A la lecture de la fin de ce roman, je parie que ce jeune et mystérieux éphèbe prendra une place importante dans la suite des aventures de Kaeso.

Et bien sûr Kaeso lui-même, ce grand gaillard qui n’a pas peur d’affronter les pires brutes sanguinaires, qui ne s’émeut pas de la vue de cadavres atrocement mutilés ou qui reste de marbre devant une autopsie, mais qui tremble quand sa tante, la mère de Concordia, le « convoque » pour lui faire des remontrances.

J’ai donc hâte de les retrouver tous dans L’Aphrodite profanée .

Billets aussi cher Sharon et Syl.

Publicités
Cet article, publié dans Romans policiers, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s