Hypothermie

HypothermieHypothermie -Arnaldur Indridason

J’avais été légèrement déçue avec Hiver arctique (enfin, quand je dis déçue, ce n’est jamais vraiment le cas avec Indridason), mais là j’ai eu le plaisir de retrouver le commissaire Erlendur des premiers volumes : un Erlendur toujours aussi tourmenté par les disparitions et notamment celle de son petit frère il y  a bien longtemps, un Erlendur qui semble plus à l’aise dans le passé que dans le présent.

Dans Hypothermie, il semble se détacher de plus en plus de son entourage et de la réalité et se trouve plongé dans une enquête qui a priori ne se justifie pas.

Maria est retrouvée pendue par son amie Karen, dans son chalet  d’été au bord d’un lac. Le mari est effondré, tout laisse croire au suicide,  Maria était dépressive depuis la mort de sa mère. L’enquête conclue effectivement à un suicide. Mais Karen n’y croit pas et apporte à Erlendur ce qu’elle considère comme une preuve :  un enregistrement sur lequel on entend une conversation entre Maria et un médium et dans lequel Maria disait vouloir entrer en contact avec sa mère décédée.

Il n’en faut pas plus pour Erlendur pour creuser l’histoire de cette femme. Les histoires de passé, de fantômes, il aime.

Il passe outre le fait que l’affaire soit classée et sans en référer à qui que ce soit, il va mener son enquête. Comme à son habitude il va observer les uns et les autres, faire parler et obtenir des réponses.

Cette enquête en révèle finalement plus sur le commissaire lui-même que sur la victime. On le voit se débattre avec ses propres fantômes, et avec sa réalité familiale. Ses relations avec sa fille évoluent et on comprend un peu mieux ce qui l’éloigne du monde réel.

Ce roman est l’occasion aussi de nous donner à voir d’un peu plus près cette société islandaise si particulière et qui semble encore tellement imprégnée de ses croyances anciennes.  Quant à l’Islande, elle est un personnage à part entière,  mystérieuse, envoûtante. Erlendur aime ce pays, son silence, ses lacs, sa nature aussi inquiétante qu’attirante. Des paysages qui sont le lien entre l’affaire qui l’occupe et d’autres affaires plus anciennes, des disparitions non résolues. Le passé, toujours ce passé qui obsède Erlendur.

A la fin il décide de partir, de prendre enfin des « vacances », mais j’espère qu’ Indridason ne va pas faire disparaître Erlendur comme Mankell a fait disparaître son (que dis-je ? notre !) Wallander….

A suivre. J’ai Rivière noire sur le feu. Billet à venir.

 

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