Hunger Games – La fin

Hunger games 3Hunger GamesLa Révolte – Suzanne Collins

Titre original : The Hunger Games, Mockingjay

 

Difficile de parler de ce roman, fin d’une trilogie, sans trop en dévoiler à celles et ceux qui n’auraient pas lu les deux premiers volumes.

Tentons la chose.

 

Le Président Snow règne en dictateur sur Panem, vision futuriste et très sombre d’une Amérique divisée en 12 zones, les Districts.

Chaque année pour les Hunger Games, les Districts doivent choisir chacun deux ados qui entrent en lice dans une arène où leurs faits et gestes sont filmés 24h/24 et retransmis aux habitants de Panem. Un seul doit survivre. Le gouvernement entretient ainsi la peur et donc la soumission de son peuple.

Katniss et Peeta ont survécu à deux Hunger Games, du jamais vu. Là je ne dévoile rien, car si il y a trois volumes dont Katniss et Peeta sont les héros, on se doute bien qu’ils sont arrivés vivants dans le 3 ! Maintenant, dans quel état physique et mental et pour quoi faire, là est l’enjeu du volume final.

La révolte de Katniss lors des jeux précédents a été le déclic pour tous ceux qui attendaient le bon moment pour se rebeller. Panem est maintenant en état de guerre, quasiment tous les Districts ont succombé à l’appel de la liberté. En représailles, le District 12 dont est originaire Katniss, a été rasé. Avec les survivants et Gale, Katniss est recueillie par le District 13, District maintenant souterrain,déjà bien organisé pour la lutte et quasiment mythique pour les habitants de Panem. La jeune fille retrouve donc Gale, mais aussi sa mère et Prim sa petite sœur, ainsi que d’autres anciens tributs. Mais Peeta n’est pas là, le Capitole l’a fait prisonnier.

Malgré son piètre état physique et son état psychologique instable, Katniss accepte de devenir l’incarnation de la révolte, le geai moqueur. Elle doit se soumettre aux exigences de Coin, la Présidente du District 13, non sans demander quelques contreparties, car malgré toutes les épreuves, elle a gardé son caractère indépendant ! Katniss espère ainsi pouvoir accéder au Capitole, se venger de Snow et sauver Peeta.

Voilà, je n’en dirai pas plus sur l’histoire elle-même.

Alors qu’en est-il de ce final par rapport aux deux premiers volumes si prenants et originaux ?

Dans Huger Games I et L’Embrasement, les jeux sont au centre de l’histoire – l’action    tourne autour de la lutte de Katniss pour sa survie et celle de sa famille, ainsi que de ses relations avec Peeta et Gale son ami d’enfance.

Dans La Révolte, cela n’a pas beaucoup changé, le trio amoureux tient toujours une place importante, mais cette fois c’est le pays tout entier qui est devenu une arène où se déroule une guerre fratricide et sans merci. Snow le Dictateur et Coin, qui voudrait bien prendre le pouvoir, se livrent une guerre totale où tous les coups sont permis. Snow utilise des « mutations génétiques », des êtres programmés pour tuer de façon atroce. Coin, elle, est prête à tout pour vaincre.

Elle utilisera les mêmes armes que Snow, et la principale sera les médias. Dans les jeux, ils servaient la politique dictatoriale de Snow. Dès le début de la guerre, les ondes serviront la propagande du Capitole et comme sur un champ de bataille, les rebelles gagneront petit à petit de l’espace et du pouvoir sur le front des médias. La guerre des images sera un élément primordial de la victoire finale. Mais où diable Suzanne Collins est-elle allée chercher une idée aussi futuriste ???

La guerre et ses horreurs est décrite sans ménagement pour le lecteur et certaines scènes sont d’une cruauté qu’on n’imagine pas trouver dans un roman jeunesse. Mais pour cruelles que soient ces scènes de mort, de torture, de dévastation, ce qui m’a paru encore pire, c’est la perversité qui règne dans Panem. Pour arriver à ses fins, tout le monde manipule tout le monde, et pas que par le biais des médias.

Alors qu’on pouvait croire dans le premier volume que Katniss était une héroïne qui prenait les choses en mains, elle apparaît de plus en plus comme une jeune fille manipulée, comme la marionnette à la fois de Snow et de Coin, jusqu’à un acte final qui va la libérer de cette emprise.

Malgré tout Katniss ne cessera d’être rongée par la culpabilité et hantée par les morts qu’elle a provoquées, par les fantômes de ceux qui ont cru en elle et se sont sacrifiés pour la sauver.

La Révolte est un roman sombre, où l’action fait souvent place à l’introspection. Les états d’âme de Katniss ou de Peeta, la rage de Gale sont très bien intégrés au récit et donnent du poids aux décisions qu’ils prennent les uns et les autres.

Un troisième volet qui tout en restant haletant, prend une direction un peu différente et un final (non, non, je ne dirai rien !) qui n’est pas le happy end qu’on attendrait dans un roman pour ados. Rien que pour cela, c’est réussi.

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