Comme une tombe

comme une tombeComme une tombe Peter James

Michael Harrison  se marie dans trois jours. Ses copains lui organisent un enterrement de vie de garçon qui les vengera de toutes les mauvaises blagues qu’il leur a faites quand eux-mêmes se sont mariés. Ils font la tournée des pubs puis, une fois Michael ivre jusqu’à la quasi inconscience, ils l’enterrent réellement dans un vrai cercueil, et pensent le laisser mijoter une heure ou deux avant de le délivrer. Ils ne sont pas des brutes, non, ils lui laissent de quoi respirer, une bonne bouteille et  un talkie-walkie… ah ! oui, une revue porno aussi, c’est de bon ton dans ces circonstances.

Mais la blague tourne mal et les copains ivres eux aussi, meurent dans un accident de la route.

Quand Michael sort des brumes de l’alcool et se rend compte de l’endroit où il est, il panique puis peste contre ses « amis » et tente de les appeler. Sauf que … personne ne répond.

« Il fut pris d’un nouvel accès de panique. Le couvercle l’oppressait, il happait l’air, le gobait goulûment.  Il ferma les yeux, essaya de penser que tout allait bien, qu’il était dans un endroit chaud, sur son yacht, en Méditerranée. Voilà. Au beau milieu de la mer, des mouettes au-dessus de la tête, caressé par la douceur d’un air méridional. Mais les parois du cercueil poussaient, le compressaient. »

Mark Warren, associé et ami de Michael, a eu de la chance. Son avion a pris beaucoup de retard et il n’a pas pu participer à cet enterrement de vie de garçon. Quand il rentre chez lui, les messages paniqués d’Ashley, la superbe et très amoureuse fiancée de Michael, ne le font bizarrement pas réagir.

C’est Roy Grace (que j’ai lu Roy Grave pendant une bonne partie du roman, on se demande pourqoui ?) qui  se retrouve chargé de l’enquête. Bon policier, il  se trouve toutefois confronté à quelques soucis professionnels car il a eu recours au paranormal dans ses enquêtes. Il aura aussi à cœur de retrouver Michael à tout prix, les histoires de disparitions le touchant particulièrement depuis celle de sa femme quelques années plus tôt.

Si Michael n’arrive pas à entrer en communication avec qui que ce soit, c’est que lors de l’accident le talkie-walkie a été ramassé par un jeune adulte légèrement handicapé mental, Davey, le fils du dépanneur. Les tentatives de conversation, les appels à l’aide déchirants de Michael vers Davey qui ne comprend absolument pas la gravité de la situation sont hautement anxiogènes pour le lecteur qui commence déjà à souffrir de claustrophobie…

Et voilà, c’est donc parti pour une course contre la montre pour Michael …et pour le lecteur.

On ne cesse de se demander comment il va pouvoir s’en sortir,  aucun espoir ne semble permis puisqu’il ne peut communiquer avec personne, que personne ne sait où il est et que la police n’a pas l’ombre d’un soupçon de ce qui s’est passé.

De rebondissement en rebondissement – l’ensemble est très cinématographique –  on arrive à un final assez surprenant. Et quand on sait que l’auteur a été scénariste… (une adaptation en vue peut-être ?).

C’est donc habilement que cette histoire est menée, les personnages se découvrent au fur et à mesure et ne sont pas tous ceux qu’ils semblaient être au départ. Tenir en haleine avec aussi peu d’éléments au départ est assez remarquable.

Un très bon moment de lecture.

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