De Pierre et de cendre

de pierre et de cendreDe Pierre et de cendre – Linda Newbery

Je ne vais pas raconter l’histoire (Syl. l’a très bien fait), ni la fin, ce serait un comble !

J’ai lu ce roman il y a plusieurs mois et je me souviens d’avoir été en colère et perplexe. En colère car j’ai eu l’impression que tout était « fabriqué » et de n’avoir eu affaire qu’à une contrefaçon. Perplexe parce qu’apparemment tout le monde aime ce roman, et que je découvre avec horreur que je ne suis peut-être pas assez «romantique».

Après quelques mois, il me semble que ce que je n’ai pas aimé c’est cette volonté de faire comme les sœurs Brontë, Wilkie Collins et tous ces auteurs que j’aime tant, sans y apporter une quelconque forme d’originalité. On sent bien l’hommage appuyé à la littérature anglaise du XIXe siècle, mais cela suffit-il à faire un bon roman ? Tout est tellement    calqué en une succession de clichés de la littérature anglaise – Charlotte est la copie conforme de Jane Eyre, la trame du roman est la copie de La Dame en blanc… L’écriture elle-même est assez  neutre et ne m’a pas fait frissonner. L’alternance de la voix de Samuel et de celle de Charlotte fait effectivement avancer l’intrigue, mais elle ne m’a pas fait ressentir d’empathie véritable pour les personnages. Contrairement aux auteurs auxquels elle veut faire honneur, Linda Newbery n’apporte pas suffisamment de profondeur à ses personnages, il y a peu d’introspection, tout va un peu trop vite, il semble que seule l’intrigue compte et j’ai manqué de temps pour m’installer dans leurs humeurs, leurs interrogations, leurs découvertes…

Et que dire du moment de la révélation faite par Gidéon ? Un peu gros, non ? Là encore tout arrive beaucoup trop vite.

Et pour en finir avec les points négatifs, plutôt que le « quelques années plus tard », j’aurais préféré une fin ouverte sur cet avenir donné aux deux jeunes femmes dans cette fin de siècle qui leur était si peu favorable.

Bon, j’ai l’impression d’y être allée un peu fort, alors que quand même tout n’est pas si mauvais.

J’ai aimé la première partie, la rencontre avec ces personnages, même si je maintiens qu’ils manquent un peu d’épaisseur, la découverte de cette maison parfaite entre passé et modernité, et surtout la description des paysages et des jardins anglais. Presque tout, donc, jusqu’à la révélation de Gidéon !

Et puis j’ai quand même lu ce récit jusqu’au bout, sans le délaisser malgré tout. Mais surtout il m’a donné envie de me replonger avec délectation et en prenant le temps, dans les romans des maîtres et maîtresses du genre.

Il ne faut pas croire, ça me rend toujours un peu triste de dire du mal d’un livre….
Voir aussi chez  Syl.Vilvirt , Céline , Karine,  George  

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