Les Chroniques de l’Université invisible

les chroniques de l'université invisibleLes Chroniques de l’Université invisible – Maëlle Fierpied

Mélusine, collégienne, a la particularité d’entendre les pensées des autres, ce qui lui procure des migraines.  Décembre/Tristan est un enfant des rues dont un Fagin des temps modernes exploite les compétences de pick-pocket. Quant à Framboise, sorte de Miss catastrophe, les choses se déplacent bizarrement autour d’elle.  Ils ne se connaissent pas et aucun des trois ne sait qu’il est doté d’un pouvoir – télépathie pour Mélusine et Tristan, télékinésie pour Framboise.
Les trois adolescents sont enlevés et éradiqués de la mémoire de leur famille et/ou de leurs amis, et emmenés contre leur gré dans une université où ils devront apprendre à développer  et contrôler leur pouvoir.  Ils acceptent plus ou moins bien leur nouvelle situation  à l’université et l’histoire les lie à un quatrième personnage des plus étrange, Dante (il donne des frissons celui-là).

Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue.

Il s’agit en fait de quatre romans rassemblés en un seul, chacune des trois premières parties nous faisant découvrir tout d’abord Mélusine, puis Framboise et enfin Tristan.  La quatrième partie les rassemblant tous , avec Dante, dans un récit  haletant .

Au début, cette université  invisible fait forcément penser à Poudlard. Pourtant on est dans un bien autre univers. Pas question ici de magie, mais plutôt de science – enfin presque.  Les adolescents sont amenés à rencontrer des vampires bien différents de ce que la littérature jeunesse à l’habitude de présenter, et si le récit n’est pas dénué d’humour – surtout  avec le personnage de Framboise, sans oublier le lexique très original à la fin – il aborde avec intelligence la question du bien et du mal, du « qui croire » ou « en qui avoir confiance » quand on est adolescent ou enfant face aux adultes, du rapport à l’autorité, de l’acceptation de la différence,  de science et d’éthique.

Au final un vrai roman d’aventures, dont chaque personnage principal a de l’épaisseur et évolue tout au long du récit. L’écriture est alerte, les personnages secondaires apportent un vrai plus à l’histoire et donnent de l’étoffe au personnage de Dante notamment (ah ! le mystérieux Dante !!!).
Billet chez Mélo

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