Comment (bien) rater ses vacances

comment bien rater ses vacancesComment (bien) rater ses vacances – Anne Percin

Les vacances d’été approchent et Maxime, 17 ans, ne se sent pas de passer les vacances en Corse avec ses parents et sa petite sœur, à crapahuter sur le GR 20.

La petite sœur non plus, d’ailleurs, qui obtient sans peine de passer deux semaines en colo avec sa meilleure-amie-pour-la-vie. N’ayant aucun copain avec qui partir, il se rabat sur sa grand-mère, à quelques stations de bus de chez lui.

Il l’aime bien Mamie Lisette, ancienne instit, généreuse et l’esprit vif. Il l’aime d’autant plus qu’il lui a fait acheter un ordinateur et que sous prétexte de    mettre ses logiciels à jour, il va pouvoir passer des heures à regarder les films gores qu’il adore et télécharge allègrement, et à tchater  avec ses deux seuls amis, Alexandra et Kévin (sacrés personnages ces deux-là aussi !). Les vacances s’annoncent donc finalement très bien pour cet ado un brin  solitaire, qui cultive un look décalé et les cheveux longs, qui    s’éclate sur du rock des années 70, qui théorise à qui mieux mieux sur l’économie mondiale, qui trouve les couples d’amoureux ridicules et qui manie humour, cynisme, sarcasme et ironie avec talent.

Seulement voilà, la grand-mère fait une crise cardiaque et rien ne va plus. Les catastrophes s’enchaînent, il a affaire à la police, ses parents sont injoignables et la petite sœur déprime en colo.

Et on suit avec plaisir les aventures de Maxime qui va devoir sortir de son isolement et faire face, comme un adulte responsable qu’il est en train de devenir.

L’auteur réussit à nous attacher à son personnage et mêle adroitement émotion et humour tout au long du récit. Et de l’humour, il y en a ! Il y a longtemps que je n’avais pas ri franchement à la lecture d’un roman, et surtout d’un roman dit « jeunesse ». Anne Percin a réussi à faire du quotidien d’un gamin solitaire une aventure palpitante. J’ai adoré ses expériences culinaires désopilantes, ses playlists sur l’ordi,  ses matches de ping-pong verbal avec sa grand-mère,  sa relation avec le chat…dont il est le parrain…  J’ai  aussi été touchée par les descriptions de ses moments d’abattement – on a beau être le roi de l’humour, la vie parfois, c’est pas facile.

Un très bon moment de lecture en compagnie de ce grand ado à la langue bien pendue et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux qui nous entourent…

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